Bio

Beata Dreisigova

Photo : Marc Ginot

Née à Trenčín (Slovaquie), bercée par les chants traditionnels de ses parents. A l’âge de 4 ans elle veut faire comme le monsieur qui « tient cette chose dans les bras », parlant de violon. La musique n’est pas une tradition familiale, mais sous le sapin il y aura un étui. L’année suivante, elle entre à la Základná umelecká škola (Ecole primaire et collège artistiques – équivalent Conservatoire). En plus de la musique classique, elle pratique le chant et se passionne pour la danse. Très tôt elle est attirée par la langue, la parole, sa mélodie et son expression.

A 14 ans elle quitte sa famille et sa ville natale pour s’installer dans la capitale, Bratislava. Elle y suit les études exclusivement artistiques du très sélectif Štátne Konzervatórium. Des rencontres lui permettent d’expérimenter toutes sortes d’arts de la scène ; pièces radiophoniques, concerts, spectacles, collaborations, créations…

Photo : Marc Ginot

Photo : Marc Ginot

En plus d’un programme chargé, elle avale du piano au quotidien et de la guitare en autodidacte. Cet «instrument» acheté à un Ukrainien au marché polonais, impossible à jouer, et pourtant… Les premières chansons arrivent, des poèmes à l’origine. Avec sa coloc Lenka Máčiková, elle approche intimement le monde de l’opéra.

Bac artistique en poche, Beata déménage à Prague, en République Tchèque. Elle est retenue dans la classe de Josef Krofta et Ondřej Pavelka à la très convoitée AMU, Ecole Nationale des Arts du Spectacle.

Master au bout de 4 ans. Prague… en Bohême : concerts dans les bars, premières scènes, compos pour théâtre, festivals de rue, marionnettes, théâtre alternatif, devient bilingue. Séjour marquant à Utrecht (Pays-Bas) avec entre autre, un guest violon sur l’album du groupe hollandais Eumetris.

En juillet 2005 participe en tant que musicienne à un festival de théâtre à Paris, s’arrête ensuite à Montpellier.

2 ans d’allers-retours entre Prague-Montpellier pour enfin s’installer dans la capitale languedocienne sans parler un mot de français.

Entre 2007 et 2012 elle se consacre à sa famille, ses deux enfants, sans jamais vraiment quitter ses instruments, sa musique.

Elle apprend le français. Bilingue désormais, elle continue à composer et écrire principalement en slovaque.

Dès 2013, elle reprend la scène.